Les diamants
La production mondiale de diamant
Le diamant est un minéral extrêmement dur et relativement dense, mais qui est pourtant fragile, en raison d'un clivage facile. (du carbone naturel remonté des profondeurs)
La production mondiale de diamants naturels bruts est de l'ordre de 110 millions de carats (ct) par année (1 carat est égal à 0,2 g), dont environ 80 millions sont de qualité précieuse et 30 millions de qualité industrielle. La production mondiale de diamants a baissé de 3,7 % en 2008 du fait d'une des ventes de - 16%, selon des chiffres publiés lors d'une conférence à Windhoek . La production de diamants est passée de 168 millions de carats en 2007 à 161.8 millions de carats en 2008
La production mondiale de diamants synthétiques par la méthode haute pression haute température (HP-HT) est estimée à 450-500 millions de carats.
La consommation mondiale de diamants = production minière + commerce des stocks existants
Le diamant ; un oligopole mondial
60% de la production mondiale de diamants proviennent d’Afrique centrale et australe (Bostwana, République démocratique du Congo, Afrique du Sud, Angola et Namibie)
Le reste de la production de diamant se situe au Canada et en Russie. Souvent au centre du commerce de la drogue ou des armes) les diamants sont trop souvent une malchance pour les pays en voie de développement car au cœur de nombreux trafics, voire la cause de guerre civile.
Aujourd’hui, quatre pays se partagent près de 80% de la production mondiale : Russie, Botswana, Australie et Chine. En valeur, c’est le Botswana, la Russie, le Canada, l’Angola et l’Afrique du Sud qui sont les premiers producteurs.
L'évolution du marché du diamant
les tendances du marché mondial du diamant en 2010 sont :
1 - Un recentrage sur la moyenne gamme et la production de diamants en volume ;
Aujourd'hui plus de 90% des pierres tailleées passent par l'Inde qui veut représenter 40 % des exportations mondiales en 2015 (20% en 2010) et constitue de plus en plus un marché pour les diamants : le marché des diamants devient un marché de masse, tourné vers les classes moyennes. La Chine dispose elle aussi d’une demande domestique en pleine expansion.
▪ La fin des monopoles historiques et une ouverture générale du secteur ;
Trois groupes contrôlent à eux seuls les trois-quarts de la production mondiale de diamant. Ces groupes ont la mainmise à eux seuls sur le marché du diamant mais le marché s'ouvre. Zimbawe, Russie, l'Inde, de plus en plus de pays producteurs de diamants "relocalisent" la création de valeur, en transformant les pierres sur place et/ou en les commercialise sans passer par des intermédiaires comme De Beers.
▪ Le géant sud-africain De Beers, (la moitié de la production mondiale en valeur) ;
▪ Le russe Alrosa (société d’Etati)
▪ Et l’anglo-australien Rio Tinto.
▪ Une demande en progression, essentiellement tirée par les marchés émergents d’Asie et le Moyen-Orient ; même si les Etats-Unis continuent à acheter 60% des diamants du marché. En 2009, le marché US a perdu 44% alors que que le marché chinois (2ème (2ème devant le Japon) progressait de 16% — à 1, 5 milliard de dollars, contre 12 milliards de dollars pour les Etats-Unis.

sources : diamant-info, ministère de l'économie et des finances, le figaro,
Entre l’extraction de diamant et la bijouterie, un prix est multiplié par 5
A la sortie des mines, le marché du diamand représente environ 13 milliards de dollars par an en 2010 contre 64 milliards à la vente au détail. Entre l’extraction et la bijouterie, le prix du diamant est multiplié par près de cinq.
Le prix du diamant brut augmente beaucoup plus vite que celui du diamant taillé… (edito-matieres-premieres.fr/diamant-un-marche-a-fort-potentiel/,)
La production de diamants de certains pays n’est pas connue avec précision. Ainsi la Chine est donnée ici pour 150 000 carats par an (chiffre le plus vraisemblable) alors que les statistiques de l’USGS lui en accordent largement plus. Pour le Brésil, les 550 000 carats annuels sont probablement un montant sous-estimé ; en effet la zone de placer de Juina (Matto-Grosso) à elle seule produirait au moins 1 millions de carats et peut être plus, dont la majorité s‘évanouirait en contrebande.
L'Afrique reste pour l'instant "la terre des diamants", avec un pourcentage majeur de la production mondiale (près de 57 %). C'est aussi bien la terre des très beaux diamants (Namibie, Afrique du Sud, Angola, RCA) que celle des diamants industriels (Congo, Ghana). Mais c'est aussi, malheureusement, le continent des "diamants de la guerre", ayant contribué aux conflits récents en Angola, au Congo et en Sierra Leone.
De Beers reste un acteur majeur avec 33 % de la production mondiale, grâce à ses mines d'Afrique du Sud, mais aussi et surtout avec sa présence majoritaire dans la production du Botswana (Debswana) et, à un degré moindre, celle de la Namibie (Namdeb). Les autres acteurs de premier plan sont Alrosa (18 %), maître des diamants de Russie et très présent en Angola, et Rio Tinto (22 %, grâce aux diamants australien d'Argyle.
BHP apparaît (3 %) avec la mine d'Ekati au Canada, et montera en puissance avec la prochaine mine de Diavik, au Canada toujours.
La production de diamants naturels reste sur une pente ascendante, tandis que celle des diamants synthétiques reste relativement plus stable.
En Sierra Leone, au Congo ou en Angola, des forces armées sont en conflit avec les gouvernements légitimes et détournent le commerce du diamant pour acheter des armes et financer leur rébellion. L'Unita, faction rebelle angolaise, aurait généré plus de 150 millions de dollars sur le trafic de diamants en 1999. Cet aspect des "diamants du sang" a été démocratisé par le film Blood diamond avec l'acteur Di Caprio.
En mai 2000, le processus de Kimberley a été lancé à l'initiative de l'Afrique du Sud de plusieurs ONG: son objectif est de certifier l'origine des diamants mis sur le marché. Le processus de Kimberley regroupe 44 pays producteurs, transformateurs, importateurs ou exportateurs de diamants bruts. Les industriels du diamant des ONG et les associations de défense des droits de l’Homme se sont associés à ce processus vertueux.
Un diamond peak vers 2030 ?
La demande mondiale de diamant est en augmentation constante alors que la production stagne comme sur d'autrs marchés de matières premières
. Les réserves mondiales de diamant pur sont limitées ; les ressources s’épuisent. La production de diamants naturels st longtemps resté sur une pente ascendante, tandis que celle des diamants synthétiques était relativement plus stable. Il faut dire que le diamant synthétique ne joue pas le rôle de valeur refuge comme le diamant naturel.
Toutefois, il semble que les grandes mines diamantifères pourraient atteindre leur maximum, et donc toucher le Diamond peak autour de 2030.
L' Afrique du Sud, 5ème producteur mondial en volume, et 2ème en valeur, a tendance à réduire sa production minière de diamants.
> L'épuisement des ressources naturelles