La consommation énergétique en France
La France a consommé en 2007 l'équivalent de 275 millions de tonnes de pétrole (276,1 Mtep). La consommation par habitant est dans la moyenne européenne (l'équivalent de 4,3 tonnes de pétrole par an). Elle représente 7 % des dépenses des ménages.
La tonne-equivalent petrole (TEP) est la mesure utilisee pour exprimer et comparer des énergies de sources différentes. Exemples : 1 tep = 1000 m3 de gaz naturel 1 tep = 11600 kW La consommation totale d'énergie primaire, corrigee du climat, confirme sa stabilisation.
Elle reste au meme niveau qu?en 2007, un peu en retrait par rapport aux annees 2004-2006. Avec 273,6 Mtep, elle est a peine 0,2 % au-dessus du niveau de 2002. Depuis les chocs petroliers, en 1973-1975 et 1979-1982, c'est la premiere fois que la consommation primaire connait une periode aussi longue sans croissance. Elle progressait de 4 Mtep par an en moyenne pendant les annees 90, puis de 2 Mtep seulement en 2001 et 2002, et depuis, malgre un sursaut en 2004, elle est stable.
En climat reel, la consommation primaire a cependant augmenté de 0,9 % par rapport à 2007, annee exceptionnellement douce.L'energie utilisee pour transformer et distribuer l'energie, dont la plus grande partie sert a produire de l'electricite dans les centrales thermiques et nucleaires, a legerement progresse (+ 0,5 %).
Elle aussi s'est stabilisee depuis 2002, apres une periode de forte croissance pendant la montee en charge du parc nucleaire. La consommation energetique finale, celle des consommateurs finals, ne progresse que de 0,2 %, a 160 Mtep. Elle est un peu plus faible que celle de 2002.
Les usages non énergétiques
Les usages non energetiques (gaz naturel pour la fabrication d'engrais, naphta pour les plastiques, etc.) ont, eux, nettement diminue en 2008 (- 5,2 %), victimes d?une crise qui a commence des le premier semestre avec l'envol des cours du brut, puis sest prolonge du fait de la baisse des commandes liee à la crise economique. Cette evolution a notamment abouti a la decision de Total de reduire ses surcapacites durables en restructurant des unites àGonfreville et Carling.
L'intensité énergétique mesure la consommation d'énergie des secteurs finals pour la production d'une unité de richesse et permet d'apprécier l'effort des français en matière de maîtrise de l'énergie. Entre 1982 et 2005, le gain annuel moyen a été de -1,1%.
L'offre d'énergie en France
La France est pauvre en ressources énergétiques contrairement à plusieurs pays européens bénéficiant de matières premières (charbon en Allemagne et en Espagne, pétrole, gaz et charbon au Royaume-Uni, gaz au Pays-Bas, hydraulique en Suisse, etc.).
Depuis la fin des années 1970, la production nationale de charbon est passée de plus de 40 millions de tonnes par an à moins de 3 millions de tonnes en 2003, l'extraction s'arrêtant même en avril 2004 avec la fermeture du dernier puits à Creutzwald, en Lorraine.
Le gisement de gaz naturel à Lacq a fourni jusqu'à la fin des années 70 entre 6 et 7 millions de tep de gaz par an, contribuant ainsi jusqu'à 15% de la production nationale d'énergie primaire, mais ce pourcentage est descendu actuellement à 2%.
La production pétrolière n'a guère dépassé 3 millions de tep par an, en fonction de l'intérêt que les opérateurs ressentaient à investir dans l'exploration-production sur le territoire national, pour s'établir désormais à moins de 1,5 million de tonnes par an, soit légèrement plus que 1% de la consommation primaire.
Afin d'assurer la sécurité de ses approvisionnements en énergie, la politique énergétique française a privilégié le développement d'une offre nationale d'énergie : l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables.
Dans les années 1950 un programme de construction de grands barrages a été mis en place et un programme nucléaire comprenant aujourd'hui 58 réacteurs, a été lancé dans les années 70.