Production et consommation de saumon
Combien de saumon pêche-t-on ?
Le saumon, toutes espèces confondues, pêche et aquaculture, occupe la troisième place des produits halieutiques commercialisés dans le monde (en valeur), après le thon et le crevette. Les principaux produits de saumon varient entre frais (entier, steak, filets), congelé, et fumé (essentiellement pour le marché Européen).
Les espèces de saumon les plus retrouvées sur le marché mondial :
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les saumons du Pacifique essentiellement de pêche (Alaska, Russie et Japon) avec trois espèces de saumon sauvage du Pacifique (le rouge, le kéta et le rose) qui, en raison de la distance, sont fréquemment consommées en conserve.
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le saumon Atlantique essentiellement d’aquaculture (Norvège, Chili, Ecosse et Colombie Britannique).
Le saumon d'élevage
Lancées au début des années 1960, les expériences d'élevage du saumon ont rapidement abouti. Dès le début des années 1970, les premiers élevages industriels voient le jour.
Ce sera le début d'un succès considérable. La Norvège, avec le Chili, abrite aujourd'hui les principaux élevages. Les fjords, qui combinent très grande profondeur avec proximité des côtes, sont des lieux idéaux pour l'élevage.

source : Globefish
Le saumon atlantique en première ligne
A travers ses sociétés installées dans les principales zones d'élevage du monde, la Norvège contrôlerait près de 90% de la production de saumon atlantique, soit un marché de 5,3 milliards d'euros, pour une production de plus de 1,4 millions de tonnes. Le saumon norvégien profite notamment de la chute des exportations du Chili frappé par la maladie de l’anémie infectieuse du saumon (Isa).
L’élevage du saumon atlantique a été pendant longtemps controversé et son effet sur l’environnement est discuté par plusieurs particuliers et organisations : pollution locale due aux traitements chimiques, fugues et propagation de maladies sur les saumons sauvages, alimentation des poissons...
Les saumons passent d'abord un an en eau douce, avant de rejoindre des bassins salés où ils grossissent pendant deux ans, alors qu'un saumon sauvage ne peut être pêché qu'à quatre ou cinq ans. 1 440 000 tonnes de saumon d'élevage ont été produites dans le monde en 2006.
- La moitié de l'alimentation des saumons est d'origine animale (dont détritus de la pêche, poissons morts ou trop petits). Pour produire un kilo de poisson d'élevage, il faudrait l'équivalent de 2,5 kilos de poisson sauvage en nutriments (farine et huile).

Les Français, adeptes du saumon norvégien
La France est le premier pays consommateur de saumon norvégien, avec plus de 122 000 tonnes importées en 2008, soit plus de 2 kilos par Français et par an ! Malgré la crise économique et la hausse du prix du saumon, la demande en saumon frais de Norvège s’est encore renforcée lors des six premiers mois de l’année 2009, avec une augmentation de plus de 6 % dans les exportations vers la France.

Si la richesse de ce saumon en Oméga 3 est mise en avant par ses promoteurs, son élevage reste pointé du doigt :
- Selon l'Agence norvégienne de contrôle de la pollution (SFT), les rejets d'une ferme piscicole de moyenne importance produisant 3 120 tonnes de saumons sont équivalents aux rejets d'une ville de 50 000 habitants.
- L’accumulation des déchets de nourriture et des matières fécales provenant de l’élevage de saumons entraînerait une pollution et une diminution de la biodiversité autour des cages d’élevage.
Sans oublier le coût environnemental dû à l'importation : les transports entre Oslo et Paris s’effectuent encore en camion.
Chaque camion peut transporter 22 tonnes de filets de saumon, seulement la moitié seulement s'il n’est pas découpé. De même, l'augmentation de la consommation de saumon en barquette en France fait que ces camions ne peuvent transporter qu’entre 3 et 4 tonnes de produit net vers leurs lieux de distribution.
Sources : agrimer, http://aquaculture-aquablog.blogspot.com/2009/08/saumon-de-norvege-en-maitre-sur-la.html, un excellent site pour suivre l'actualité de la filière pêche.
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