Chaque seconde en France on consomme 4,16 boites d'antibiotiques. Cela représente une consommation d'antibiotiques de 157 000 millions de boites par an. Une baisse de 16% en 10 ans mais toujours l'une des plus fortes au monde.
La France est le 2ème consommateur européen d'antibiotiques par habitant derrière la Grèce. Depuis 2002, l'Assurance Maladie conduit des actions pour réduire les prescriptions inutiles, notamment dans les affections virales saisonnières
sur lesquelles ils sont inefficaces.
Selon un rapport réalisé en 2007 par des magistrats de la Cour des comptes pour l'Assemblée nationale, notre consommation d'antibiotiques reste deux fois plus élevée que celle des Allemands et des Néerlandais.
En 2009, la consommation d'antibiotiques représentait 157 millions de boîtes pour un chiffre d'affaires de 852 millions d'euros dont 87 % en médecine de ville, (source l'Afssaps)
La baisse des ventes d'antibiotiques en ville, entre 1999 et 2009, "est la plus importante observée en Europe", mais la France "reste nettement au-dessus de la moyenne européenne", indique le rapport. Jadis numéro un des pays européens pour la consommation, elle a été doublée par la Grèce depuis 2002.
La consommationd'antibiotique augmente avec l'âge. La consommation d'antibiotiques chez les femmes - du moins jusqu'à l'âge de 64 ans - est plus forte que chez les hommes.
On prend plus d'antibiotiques dans le nord de la France.
La consommation d'antibiotiques a baissé en dix ans de 16 % en France, mais le pays reste un des plus gros consommateurs d'Europe, avec une tendance à la reprise depuis 2005,
Le mouvement de baisse, de 16 % sur dix ans, a été surtout sensible pendant les cinq premières années sur lesquelles porte le rapport. Une "légère tendance à la reprise" de la consommation est apparue depuis 2005, notamment en 2009, année de la grippe H1N1, bien que la grippe ne se traite pas par des antibiotiques.

En Belgique, selon une enquête effectuée cette année par Test-Achats auprès de 103 médecins, ces derniers prescrivent trop facilement des médicaments inutiles, en particulier des antibiotiques.
>>>Des enquêteurs de l'association de défense des consommateurs, tous en parfaite santé, se sont présentés chez un médecin, en affirmant avoir mal à la gorge sans autre symptôme. Près de 4 médecins sur dix ont spontanément prescrit des antibiotiques.
Or la prise d'antibiotiques lorsqu'ils ne sont pas nécessaires entraîne une augmentation du nombre de bactéries résistantes et rend donc certaines affections banales plus difficiles à traiter. La France avait ainsi en 2006 un des taux de résistance (36%) du pneumocoque (angines, etc) à la pénicilline les plus élevés d'Europe.
Il existe plus de 10 000 molécules antibiotiques, mais seule une centaine, dont un quart sont des pénicillines, sont efficaces et utiles.
La consommation d'antibiotiques a augmenté de 48 % entre 1981 et 1992 puis de 2,1 % par an entre 1991 et 1996. Principales causes de cette augmentation, les prescriptions de médecine de ville, qui représentaient 85 % de l'ensemble des prescriptions d'antibiotiques. Bien que souvent nécessaire, le traitement antibiotique est inutile dans 40 % des cas, à l'hôpital, et dans 60 % des cas en ville.
Après avoir analysé près d’un demi-milliard de prescriptions individuelles d’antibiotiques, des chercheurs français ont constaté que l’utilisation de ces médicaments a baissé de plus de 25 % et de plus de 30 % chez les enfants de moins de 6 ans, entre 2002 et 2007, période durant laquelle l’Assurance maladie avait lancé sa campagne bien connue : « Les antibiotiques, c’est pas automatique » :
Soit au total, un recul de la consommation d’antibiotiques qui équivaut à près de 27 millions de boites de médicaments soit environ 850 millions d’euros de dépenses évitées pour l’Assurance maladie. La moyenne nationale des prescriptions pour l'hiver 2006-2007 s'est élevée à 5,1 prescriptions pour 10 habitants, contre 6,7 pour 10 avant le lancement du programme.
Le Nord-Pas-de-Calais reste la région qui en consomme le plus, avec plus de 6 prescriptions pour 10 habitants.
COMPARER : Consommation d'antibiotiques vétérinaires en France
source : le rapport de l'Affsaps : "Dix ans d'évolution des consommations d'antibiotiques en France" et qui porte sur la période 1999-2009, est élaboré à partir du recueil des données de ventes dont dispose l'Afssaps et des données de remboursement de l'Assurance maladie (CNAMTS). :
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