Munitions et environnement
La production mondiale de munitions
La productionde munitions est en pleine croissance dans le monde, et que les zones industrielles traditionnelles, comme l’Europe et le USA, sont en passe d’être concurrencées par les industriels des pays en voie de développement.
Le stock américain de munitions : Les Etats-Unis sont les propriétaires du plus vaste stock de munitions aumonde (évalué à cinq millions de tonnes et d’une valeur de quatre-vingt milliards de dollars en 1995) : ils doivent faire face à l’entretien d’un volume de munitions largement excédentaire.
Les munitions classiques
- Le cuivre, le cadmium, le zinc, le plomb et l'antimoine, étaient des composants ordinaires des munitions classiques.
- Les explosifs nitroaromatiques sont toxiques pour l'homme et l'environnement et laissent des résidus qui contaminent l'écosystème après leur détonation.

- Les explosifs à l'acide picrique sont également très toxiques. L'oxydation des obus entraine la formation de picrates très instables rendant ces obus davantage nocif avec le temps.
- Les douilles remplies de nitrates peuvent à haute dose entraîner l'euthrophisation des milieux.
- Le perchlorate (composant pyrotechnique et carburant de fusées, roquettes ou missiles) a beaucoup pollué les sols de terrains militaires d'exercice et les nappes d'eau potable.
Selon wikipédia :
Les munitions peuvent polluer de 6 manières
- lors de leur fabrication (Ex : Metaleurop Nord en France produisait du plomb pour les munitions et formait des billes pour les cartouches dans sa tour à plomb. Comme d'autres sites industriels ou artisanaux, l'usine après sa fermeture et une coûteuse dépollution est encore source de problèmes majeurs de saturnisme et de pollution durable des sols et sédiments.
- lorsque les munitions non explosées sont perdues, oubliées lors de combats ou entraînement (une partie non négligeable des obus et d'autres munitions militaires n'explosent pas à l'impact)
- lors de leur démantèlement ou destruction finale ou rejet dans la nature (ex : munitions immergées), pour les munitions périmées, munitions chimiques interdites ou munition non-explosées récupérées et traitées dans de mauvaises conditions, tout particulièrement pour les armes chimiques.
- Certains sites de ball-trap ou champs et prés périphériques se sont avérés plus pollués que des sites industriels à risque, nécessitant de coûteuses dépollutions.Pour toutes ces raisons, les armées, les forces de l'ordre et les instances responsables de la chasse, dans certains pays commencent à imposer des munitions moins toxiques ou dites "non toxiques" et des conditions au traitement des déchets militaires issus du démantèlement d'armes et matériels militaires
- - lors d'accidents dans les usines de munitions, lors du transport, ou dans les dépôts de munitions. Par exemple, en mai 2004, l'office suisse de l'environnement du canton de Schwyz a détecté une pollution inexpliquée à la surface de plusieurs lacs en Suisse (Est et centre). La Centrale nationale d'alarme (CENAL) a montré par des analyses et modèles de dissémination météorologique, qu'il s'agissait de retombées de fines particules de métaux lourds provenant de l'incendie accidentel d'un dépôt de munitions en Ukraine. En Allemagne on traite encore les pollutions graves laissées par un accident dans une usine de munition et l'explosion d'un train de munition, ce qui invite à réévaluer rétrospectivement les retombées d'accidents tels que l'explosion du dépôt de munitions du col du Susten en 1992, ou celui du dépôt de munition des dix-huit ponts qui a soufflé en 1916 une partie de la ville de Lille.
- - lors de leur utilisation (émission de vapeurs de mercure, de plomb, de cuivre et d'imbrûlés), les problèmes directs de santé se posant surtout en salle de stand de tir, pour les entraineurs militaires ou de la police)
- - lors de l'abandon ou de la perte de projectiles dans la nature (Le plomb pose le plus de problème, mais des munitions ont été fabriquées avec de nombreux métaux, dont de l'uranium appauvri). Ce sont 5 000 à 8 000 tonnes de plomb qui étaient annuellement éparpillées dans l'environnement rien que par la chasse et le ball-trap en France à la fin du XXe siècle en France, soit 500 à 700 fois les émissions annuelles de l'Usine Métaleurop-Nord avant sa fermeture (usine alors réputée la plus polluante par le plomb en France).
Les déchets militaires
- 270.000 tonnes de matériel militaire sont à démanteler, dépolluer et recycler, entre 2009 et 2015.
Munitions et environnement ne font pas bon ménage