Les ventes des produits bio alimentaires ont atteint 3 milliards d'euros en 2009, en hausse de 19% par rapport à 2008. Cela représente 1,9% des achats alimentaires totaux.
L'agriculture biologique n'est plus un phénomène propre aux pays riches. En 2006, elle représentait 31 millions d'hectares dans 120 pays et constituait un marché de 40 milliards de dollars.
Selon le cabinet Precepta, le marché des produits bio devrait atteindre 3,70 milliards d'euros en 2012, soit 8% de plus qu'en 2008.
Selon Cegma Topo, 28% des consommatrices françaises utilisent un produit bio en 2010 mais une Française sur 3 peut refuser un produit bio à cause de son prix et une sur 4 à cause d'un doute sur son efficacité. D'où les efforts de consoGlobe pour expliquer mieux les qualités des produits bio et du côté prix, sur la livraison gratuite en relais colis et sur une politique de prix bas, régulièrement comparée à celle des hypers.
En 2009, les achats bio ont représenté 2,6 milliards d'euros soit 2% des achats, alors qu'ils en représentaient que 1,7% en 2008
l'agriculture biologique proscrit l'utilisation de tout produit phytosanitaire, additif chimique ou de pesticides et utilise des engrais ou répulsifs naturels.

L'agriculture biologique préserve la biodiversité en proposant des dizaines de variétés de courges ou de fromages sur les étals et en préservant les environnements dans lesquels sont dirigées les exploitations.
Elle induit le respect du consommateur, à qui l'on fournit un aliment de qualité, et du producteur qui, par les ventes directes notamment, maintient un prix de vente équitable qui lui permet de vivre décemment d'un métier qu'il pratique consciencieusement.
La France est à la traîne en Europe avec seulement 2% de ses surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique; contre 5 à 9% en Allemagne, Italie et pays scandinaves.
D'après l'Agence bio, 3,2% des exploitations agricoles françaises se consacrent à cette filière, soit 670.000 hectares, dont 516.000 certifiés bio et 154.000 en conversion.
En 2009, chaque mois, 300 agriculteurs ont converti leur exploitation à la filière bio. Ils sont ainsi passés de 13.300 fin 2008 à 16.400 fin 2009, soit une croissance de 23%.

Parce-que l'agriculture intensive paraît très difficile à remplacer. Ainsi, le délégué général de la FNSEA déclarait le 2 octobre 2007 que "pour changer, il faut convaincre que le bio est l'avenir. Ce n'est pas compatible avec le rendement exigé par les cultures pour l'export ou les biocarburants".
La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), dans son rapport « Agriculture biologique et sécurité alimentaire », se livre à un véritable plaidoyer pour cette forme d'agriculture.
Ce rapport conforte les analyses de plus en plus nombreuses qui soulignent que l'agriculture biologique a un potentiel suffisant pour satisfaire la demande alimentaire mondiale. C'est aussi le cas de l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, sauf que son impact sur l'environnement est plus grand et donc plus néfaste.

Le Planetoscope est alimenté par des bases de données du monde entier et … par vous !