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Emissions de protoxyde d'azote (N2O) dans l'atmosphère

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Emissions de protoxyde d'azote (N2O) dans l'atmosphère

Les émissions de N2O ou protoxyde d'azote dans l'atmosphère représentent 168 kilos par seconde, soit 5,3 millions de tonnes par seconde. Le N2O est le troisième plus important gaz à effet de serre rejeté dans l'atmosphère et a un pouvoir de réchauffement global 310 fois supérieur à celui du CO2.

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Emissions de protoxyde d'azote (N2O) dans l'atmosphère

 

 

bilan_radiatif_terre Emissions de protoxyde d'azote (N2O)

 

 

 

 

Les Emissions de protoxyde d'azote (N2O) dans l'atmosphère

 

5.300.000.000 kilos

La meilleure estimation des émissions anthropiques actuelles totales est de 5,3 Tg N2O-N/an2, soit 5,3 millons de tonnes par an. Si les conditions actuelles persistent et si aucun effort d’atténuation supplémentaire n’est déployé à l’avenir, on prévoit que les émissions de N2O augmenteront de 83 % entre 2005 et 2050.

1 Tg = 1 méga-tonne ( 10^{12}g ou  10^{9}kg )

 

Le protoxyde d'azote, également appelé oxyde nitreux, hémioxyde d'azote ou encore gaz hilarant, est un composé chimique de formule N2O. Le protoxyde d'azote N2O est un puissant gaz à effet de serre ayant un pouvoir de réchauffement global (PRG) sur 100 ans 310 fois plus élevé que le CO2 et qui persiste très longtemps dans l'atmosphère.

 

 

800.000 ans

pac Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et de protoxyde d’azote ont atteint des niveaux sans précédentdepuis au moins 800 000 ans

 

 

D'où vient le N20O ? 

 

Les activités humaines entraînent une augmentation constante de la concentration atmosphérique du N2O. En l’absence de mesures, les émissions de N2O pourraient presque doubler entre 2005 et
2050. Son origine dans l'air est en partie naturelle (pour environ 60 %) et d'origine humaine (40 % environ en 2012).

 

Les plantes absorbent seulement 50 % de l'engrais azoté appliqué aux terres agricoles. Une partie de cette inefficacité est le résultat des émissions d'ammoniac (NH3), de protoxyde d'azote (N2O) et de monoxyde d'azote (NO). La quantification de ces émissions est importante, tout d'abord en tant qu'élément d'une tentative d'amélioration de l'efficacité de l'utilisation des engrais et ensuite du fait de leurs effets sur les écosystèmes, la pollution atmosphérique et l'effet de serre.

 

 

Dans l'industrie, trois sources principales de protoxyde d'azote sont :
- les ateliers de production d'acide nitrique, 
- les ateliers de production de glyoxal et d'acide glyoxylique,
- les ateliers de production d'acide adipique

Dans l'industrie, les trois sources principales de protoxyde d'azote sont :

- les ateliers de production d'acide nitrique, 

- les ateliers de production de glyoxal et d'acide glyoxylique,

- les ateliers de production d'acide adipique.

 

 

 

 

1 =310

L’émission de 1 kilo de N2O a le même potentiel de réchauffement que l’émission de 310 kg de CO2.

Sa  valeur PRG (pouvoir de réchauffement global) intrinsèque est de 310 sur 100 ans. Donc, 1 tonne de N2O équivaut à 310 t de CO2  

 

Le protoxyde d'azote joue un rôle important dans ladestruction de la couche d'ozone stratosphériquequi nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.

 

 

 

3 ème

S’agissant de son impact actuel sur le climat, le N2O est le troisième plus important gaz à effet de serre rejeté dans l’atmosphère (après le CO2 et le méthane (CH4)). Depuis l’ère préindustrielle, les émissions anthropiques ont entraîné une augmentation de 20 % de la concentration atmosphérique de N2O.

 

 

325.1 ppm


etoile138Sa teneur dans l'atmosphère augmente fortement depuis plusieurs décennies, et a encore augmenté en 2012 pour atteindre 325,1 parties par milliard, soit 120 % de plus que le « niveau préindustriel » selon l'OMM (1)  avant de réaugmenter et de connaitre un nouveau record en 2012 (1,819 ppm , soit + 260 % par rapport au niveau préindustriel .(1)



Le protoxyde d'azote est actuellement la principale substance appauvrissant la couche d'ozone rejetée dans l’atmosphère. La présence de concentrations atmosphériques élevées de N2O d’origine anthropique continuera à appauvrir la couche d’ozone et à compromettre, dans une certaine mesure, les résultats acquis dans le cadre du Protocole de Montréal.

 

L’agriculture est de loin la principale source d’émissions anthropiques de N2O : deux tiers d’entre elles proviennent de ce secteur selon la meilleure estimation.

 

Les émissions d’azote contenu dans les engrais et fumiers, résidus de cultures et autres sources agricoles s’élèvent actuellement à 4,1 Tg N2O-N/an (fourchette : 3,8–6,8), équivalant environ à 66 % des émissions de GES anthropiques totales brutes

 

 

COMPARER  : Emissions mondiales de CO2 dans l'atmosphère

 

 

Emissions de protoxyde d'azote (N2O) en France


Rappel : selon  la Mission Interministérielle Effet de Serre (MIES), la France a émis en 1990, pour les six gaz retenus par le protocole de Kyoto, 131 millions de tonnes d'équivalent carbone. Les mesures déjà décidées portent les projections 2010 à un chiffre de 144 MteC.

 

 

Réduire le N2O

 

Les émissions de protoxyde d’azote, un gaz dangereux souvent négligé, pourrait doubler d’ici à 2050 et potentiellement compromettre les progrès réalisés pour rétablir la couche d’ozone et exacerber le changement climatique. 

 

Un nouveau rapport du programme des Nations unies pour l’environnement, intitulé « Baisser le N2O pour protéger le climat et la couche d’ozone », avertit que le protoxyde d’azote est désormais l’émission appauvrissant le plus la couche d’ozone et le troisième gaz à émission de serre le plus puissant lancé dans l’atmosphère. 

 

Bien que des quantités infimes de N2O existent de façon naturelle dans l’atmosphère, les activités humaines ont augmenté sa concentration depuis la révolution industrielle. 

 

(1) Nouveaux records pour les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère , Communiqué OMM n° 980]

 

 

Encyclo écolo : le protoxyde d'azote

 

 

*

 

 

 

Zoom sur le réchauffement climatique

 

 

 

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Repères

Satistiques mondiales
Atmosphère

 

500
Vous avez dit Atmosphère ?
L'atmosphère terrestre entoure la planète et est composée de plusieurs couches de gaz et de particules en suspension, d'environ 500 km d'épaisseur. La densité et la température de l'atmosphère diminuent avec l'altitude.Seule la couche la plus basse de l'atmosphère (moins de 15 km), contient des êtres vivants.

Gaz à effet de serre. Les marécages représentent 6% des terres émergées et leur éventuelle disparition engendrerait une diffusion massive de CO2 dans l'atmosphère de même manière que le ferait la fonte du permafrost. En effet, les marécages recèlent environ 770 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, presque autant que ce que contient déjà l'atmosphère terrestre.

5 140 000 000 000

99.99997% des 5 140 milliards de tonnes de notre atmosphère réside dans la zone des 100 km, au-delà de laquelle on considère être dans l’espace.

atmosphere terrestre
5 000 milliards de tonnes d'air dans une boule


Le trou de la couche d'ozone
Le trou de la couche d'ozone atteignait 6,27 millions de km2 en moyenne au cours de l'année 1982 : depuis il a continué à grandir jusquà atteindre 25,81 millions de km2 en moyenne.


Gaz à effet de serre. Les émissions de gaz à effet de serre pour l'Union européenne ont baissé de 0,3% entre 2005 et 2006 ; un bon signe suite à Kyoto et Bali

 

 

atmosphere et rechauffement
Réchauffement climatique.
Vive la pollution atmosphérique !

 

0,1 %

Les gaz à effet de serre occupent moins de 0,1 % du volume atmosphérique hors vapeur d’eau. La vapeur d’eau qui oscille entre 0,4 et 4 % est le principal gaz à effet de serre. 

 

 


Pollution atmosphérique Globalement, la qualité de l'air des villes de France s'améliore depuis 2000. Après s'être sensiblement détériorée en 2003 (avec une augmentation de 4% des concentrations de polluants), elle s'est améliorée en 2004 et 2005. En 2006, le niveau de pollution est stable par rapport à 2005 et inférieur à celui des années 2000-2002.

gaz a effet de serre
Un point sur la pollution atmosphérique

Les évolutions observées sont toutefois variables selon le type de polluant (SO2, NO2, O3, particules PM10) mais assez similaires vis-à-vis des tailles d'agglomérations considérées (petites, moyennes, grandes).

 

31%
Particules fines
Les principaux émetteurs de PM10 en France sont l'agriculture-sylviculture (31% en 2007), l'industrie manufacturière (28% en 2007) et le résidentiel-tertiaire (26% en 2007).

Le transport contribue pour 11% aux émissions de PM10, rejetées surtout par les moteurs diesel. De 1990 à 2007, les émissions totales de PM10 ont baissé de 30%. Mais la contribution relative des secteurs est variable : au cours de la même période, le transport a vu ses émissions baisser de 22%, le résidentiel-tertiaire de 46% et la transformation d'énergie de 81%.

 

39 %
Le secteur du résidentiel / tertiaire est le principal émetteur de particules fines (PM2.5) et ultrafines (PM1.0), avec 39% des émissions de PM 2.5 et 65% des PM1.0 en 2007. Ces particules sont principalement émises par la combustion du bois, du charbon et du fioul.

 

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