La consommation d'énergie primaire en France en 2009 a été de 251 millions de tonnes équivalent pétrole (tep). En 2008, le montant de la facture énergétique en France s'est accru pour atteindre 58,7 milliards d'euros, (1879 € chaque seconde) soit une augmentation de plus de 13 milliards sur un an (+29,4%).
La consommation d'énergie primaire en France en 2009 a été de 251 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), soit une baisse de 5% sur 2008, due essentiellement à la récession économique. (source : Commissariat général au développement durable).
Cette facture dépasse ainsi le record établi en 1981, après le second choc pétrolier. Mais elle ne représente que 3 % du produit intérieur brut, contre 4,9 % en 1981.
La consommation totale d’énergie primaire, corrigée du climat, confirme sa stabilisation. Elle reste au même niveau qu’en 2007, un peu en retrait par rapport aux années 2004-2006. Avec 273,6 Mtep, elle est à peine 0,2 % au-dessus du niveau de 2002.
Depuis les chocs pétroliers, en 1973-1975 et 1979-1982, c’est la première fois que la consommation primaire connaît une période aussi longue sans croissance. Elle progressait de 4 Mtep par an en moyenne pendant les années 90, puis de 2 Mtep seulement en 2001 et 2002, et depuis, malgré un sursaut en 2004, elle est stable.

>>>Source AIE et Observatoire de l'énergie
En climat réel, la consommation primaire a cependant augmenté de 0,9 % par rapport à 2007, année
exceptionnellement douce. L’énergie utilisée pour transformer et distribuer l’énergie, dont la plus grande partie sert à produire de l’électricité dans les centrales thermiques et nucléaires, a légèrement progressé (+ 0,5 %). Elle aussi s’est stabilisée depuis 2002, après une période de forte croissance pendant la montée en charge du parc nucléaire.
La consommation énergétique finale, celle des consommateurs finals, ne progresse que de 0,2 %, à
160 Mtep. Elle est un peu plus faible que celle de 2002.
Les usages non énergétiques (gaz naturel pour la fabrication d’engrais, naphta pour les plastiques, etc.) ont, eux, nettement diminué en 2008 (- 5,2 %), victimes d’une crise qui a commencé dès le premier semestre avec l’envolée des cours du brut, puis s’est prolongée du fait de la baisse des commandes liée à la crise économique. Cette évolution a notamment abouti à la décision de Total de réduire ses « surcapacités durables » en restructurant des unités à Gonfreville et Carling.
Depuis 2000, le bilan des échanges extérieurs de la France en matière d?énergie se fait de plus en plus conséquent pour notre économie. La facture énergétique totale vis-à-vis de l?étranger était en euros courants de 23 milliards d?euros en 2003, 28 milliards en 2004 et 38 milliards d?euros en 2005. Elle devrait atteindre environ 46 milliards en 2006.
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